Présentation des cours d'eau

Jeudi 16 juillet 2009

Pour connaître la qualité de l’eau d’un cours d’eau et détecter un problème de pollution, il existe plusieurs méthodes.

La première consiste à faire un prélèvement d’eau et à l’emmener au laboratoire pour ANALYSE CHIMIQUE. La découverte de certaines molécules et le dépassement de certains seuils de qualité permet de déterminer ou non la présence d’une pollution. Cette technique est très efficace mais elle nécessite de faire le prélèvement au bon moment. Il est également impératif de bien respecter les techniques d’échantillonnage (Flacon spécifique, temps de conservation limité à 12 heures maximum etc…).

La seconde technique consiste à faire des INVENTAIRES DE LA FAUNE ET DE LA FLORE présente dans le cours d’eau (poissons, invertébrés, algues, diatomées etc…). En effet, l’absence ou la présence en surabondance de certaines espèces permet parfois de mettre en évidence un éventuel dysfonctionnement de la rivière. Ce dysfonctionnement peut avoir plusieurs origines :

- morphologique
(exemples : transformation de la rivière en canal bétonné, suppression des méandres, curage de la rivière),
- physique (exemple : réchauffement de l’eau lié à un rejet, envasement de la rivière etc…),
- hydraulique. En effet, l’augmentation croissante des surfaces imperméabilisées, la modification des pratiques culturales et la suppression des haies, talus et autres obstacles à l’écoulement des eaux ont pour incidence de modifier le régime hydraulique de la rivière (les crues sont plus soudaines et plus violentes, les problèmes d’érosion des sols et des berges sont accentués, les eaux sont de plus en plus chargés en sédiments etc…),
- chimique (détérioration de la qualité de l’eau).


Cette technique d’analyse de la faune et de la flore vivants dans nos cours d’eau a l’avantage d’être durable dans le temps. En effet les conséquences de certains disfonctionnements sont encore visibles plusieurs mois voir plusieurs années après. L’inconvénient c’est qu’elle ne permet pas de déterminer avec précision l’origine du dysfonctionnement et il est parfois nécessaire de recourir à l’analyse chimique pour déterminer avec précision l’origine du problème.

Pour conclure l’analyse en laboratoire et l’inventaire faunistique ou floristique sont deux techniques complémentaires.

Plusieurs organismes publics ou privés réalisent chaque année des analyses sur nos cours d’eau :

-          L’Agence de l’Eau Loire Bretagne est un établissement public du ministère chargé du développement durable. Elle a notamment pour objectif d’apporter aux élus et aux usagers une vue d’ensemble des problèmes liés à la gestion de l’eau. Dans ce cadre elle a mis en place un réseau de suivi et d’analyse de la qualité de l’eau sur nos cours d’eau. Les résultats de leurs analyses sont consultables en ligne sur le site http://carto.eau-loire-bretagne.fr/osur/

 

Depuis 2008 l’Agence de l’Eau Loire Bretagne réalise également des inventaires piscicoles. Les résultats sont communiqués dans le tableau ci-dessous.

 

-          Le Conseil Général d’Indre et Loire réalise des analyses physico-chimiques et biologiques sur nos cours d’eau. Ses données sont mises en ligne sur le site internet de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne (voir lien du site ci-dessus)

 

-          L’ONEMA (Office Nationale de l’Eau et des Milieux Aquatique) réalise chaque des inventaires piscicoles. Leurs données sont disponibles sur le site internet http://www.image.csp.ecologie.gouv.fr/sie/index.htm

Vous pouvez déjà y retrouver les pêches suivantes : Montison à Artannes (2005), Le ruisseau de la Thilouze à Pont de Ruan (2005), le ruisseau du Saint Branchs (en 2005) et l’Indre (1993 à 2005). Vous devrez prochainement y retrouver de nouvelles pêches sur le Montison, la Thilouze et l’Echandon.

 

-          La DIREN (DIrection Régionale de l’Environnement) réalise des mesures de débits sur plusieurs cours d’eau. Les données des stations de suivi sont consultables sur le site : http://www.hydro.eaufrance.fr/selection.php

 

-          La Fédération Départementale Agréée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques d’Indre et Loire réalise chaque année des inventaires piscicoles. Les résultats des pêches sur les ruisseaux du secteur du syndicat sont communiqués dans le tableau ci-dessous.

 

-          Depuis 2008, le S.A.V.I. a également mis en place des indicateurs de suivi pour permettre d’’évaluer sur le long terme l’incidence des travaux réalisés par le Syndicat. Les résultats de ces analyses sont communiqués dans le tableau ci-dessous. Le technicien de rivière tentera de mettre à jour ces informations sur la qualité de l’eau dès que possible. Mais en cas de besoin urgent n’hésitez pas à le contacter.

A bientôt pour notre prochain article d’information.
 
 

Par SAVI
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Lundi 1 décembre 2008

L’Echandon prend sa source sur la commune de Manthelan au lieu dit les Ternières et les Renaudières. Il traverse successivement les communes du Louroux, Saint Bauld, Tauxigny et Saint Branchs avant de confluer en rive gauche de l’Indre sur la commune d’Esvres sur Indre après un parcours d’environ 26 km.

 

La surface du bassin versant est de 149 km². L’altitude des sources est d’environ 110 m et celle de la confluence avec l’Indre est d’environ 58 m, soit un dénivelé de 52 m (pente moyenne de 2 m par km)

 

Les principaux affluents sont les suivants :

En rive droite :

-         Le Quincampoix (commune de Manthelan)

-         Le Montant (communes de Dolus le sec et de Saint Bauld)

 

  

                                                          ruisseau de l'Echandon au niveaux des Touches

En rive gauche

-         Le ruisseau du Louroux (commune Le Louroux)

-         Le ruisseau des loges (Tauxigny)

-         Le ruisseau du Coudrai (Tauxigny)

-         Le ruisseau du Buisson (Tauxigny)

-         Le ruisseau du Mouru (Esvres sur Indre, Saint Branchs)

 

L’Echandon a creusé son lit dans les calcaires lacustres, il atteint l’argile à silex qui apparaît sur les bords de la rivière, tandis qu’au fond de la vallée, des alluvions se sont déposées. Le plateau calcaire est très filtrant et une grande partie de l’eau passe directement dans la nappe, ce qui la rend d’autant plus sensible au lessivage des sols et donc à la pollution.

 

L’argile à silex, substrat imperméable, permet la formation de cette nappe peu profonde dans les calcaires. Il en résulte, de part et d’autre du lit, le jaillissement de sources qui soutiennent le débit de l’Echandon.

 

Les informations sur le régime de l’Echandon sont collectées à partir d’une station de jaugeage mise en place en 1968. Cette station qui permet de mesurer les débits de l’Echandon se trouve sur la commune de Saint Branchs à l’amont immédiat de la CD 32.

 

 

L'Echandon en aval de la Voie ferrée à Esvres sur Indre

 

 

 

Les débits d’étiage sont très sévères aggravés par les pompages agricoles qui ont pour conséquence :

-         Une fragilité de la rivière vis-à-vis des rejets,

-         Une lame d’eau très faible du fait de la largeur du lit.

 

Longtemps exploité pour son énergie hydraulique, on a pu dénombrer à une certaine époque jusqu’à 15 moulins sur le basin versant de l’Echandon.

Par SAVI
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Lundi 1 décembre 2008

L’Indre, prend sa source dans le Département du Cher à Saint Priest la Marche en limite du département de l’Indre.

 

Elle se jette après 346 km dans la Loire à hauteur d’Avoine dans le Pays du Chinonais. Son bassin versant s’étend sur une surface de 3 437 km². Elle compte environ 2 230 km d’affluents On citera les principaux : la Vauvre, l’Igneraie, l’Indrois et l’Echandon.

 

 

 

 

 

Par SAVI
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