Vendredi 31 octobre 2008

Agriculteurs, collectivités, entrepreneurs, particuliers, tous les utilisateurs de produits phytosanitaires sont concernés.

Les traitements à proximité de l’eau peuvent porter atteinte à la qualité de l’eau, destinée à la consommation humaine et peuvent menacer ou détruire la faune ou la flore aquatique, ce qui est interdit par le code de l’environnement (art L216-6).

Toute utilisation de produit antiparasitaire à usage agricole sans respecter les limitations et conditions d'utilisation déterminées par l'autorité administrative constitue un délit (articles L253-3 et L253-1 du code rural).
























Chaque produit phytosanitaire a une ZNT (Zone non traitée) qui lui est propre. Cette information doit se trouver en principe sur l’étiquette du produit. La ZNT vise à protéger les points d’eau en établissant une largeur à partir d’un point d’eau (5 m, 20 m, 50 m voire 100 m et plus) sur laquelle toute utilisation du produit est interdite. Les points d’eau considérés sont les cours d’eau mais également les mares, étangs, lavoirs, sources, puits et fossés. L’application des ZNT se superpose à la mise en œuvre des bandes enherbées.

Attention, des analyses peuvent être effectuées sur les récoltes afin de vérifier la conformité aux normes de résidus de produits phytosanitaires. Le respect des conditions d’utilisation des produits (dose, délai avant récolte) garantit normalement un résultat inférieur aux limites maximales.

Un document d’information édité par le ministère de l’agriculture est disponible sur internet www.agriculture.gouv.fr.

 

Des solutions existent pour entretenir sans utiliser de produits chimiques

 
SUR LES SURFACES IMPERMEABLES

Le balayage est l’outil incontournable pour gérer les voieries et autres surfaces enrobées. Cette technique, utilisable dans de nombreux contextes, permet d’allier le nettoyage des surfaces au désherbage en enlevant les graines et la matière organique (la terre) présentes.


Les outils existants sont plus ou moins sophistiqués et polyvalents…on peut par exemple, avoir recours à la balayeuse qui réalise habituellement le nettoyage pour le désherbage, en augmentant le nombre de passage.

 

DANS LES ESPACES URBAINS

La famille des outils thermiques : matériels à flamme (thermiques à gaz) ou eau chaude. Ces outils polyvalents permettent des interventions aussi bien sur des surfaces imperméables (bitumes, enrobées,… que sur des surfaces perméables (sablées, gravillonnées,…)


Dans la famille des outils mécaniques, on peut citer les sabots rotatifs utilisables sur surfaces stabilisées / sablées ainsi que les grilles utilisées pour entretenir les terrains de sport.

Enfin, n’oublions pas le plus simple sur de petites surfaces ou sur des zones peu infestées : la débroussailleuse à dos (rotofil) ou la binette.

 

POUR LES PRAIRIES PATUREES

Afin de faciliter l’entretien des fils de clôture, la réflexion doit être menée dès l’installation de la pâture.

Par exemple, avec une clôture fixe, prévoir un espace suffisant entre la clôture et la bordure de la parcelle pour pouvoir passer aisément avec un engin d’entretien mécanique. Ce qui est perdu en surface peut être gagné en temps de travail. Cela permet de gérer en même temps les bandes enherbées de la PAC.

Une clôture mobile peut être déplacée pour que les animaux pâturent l’ensemble de la parcelle.

 

POUR TOUS ET PARTOUT

Avant de prévoir une intervention d’entretien, il convient de se poser une question simple : le désherbage est il nécessaire ? Ne peut-on pas aller, dans certain cas, vers une gestion plus extensive, celle-ci pouvant s’avérer plus adaptée.

On peut tout simplement tolérer certaines « mauvaises herbes », ou bien, en aménageant l’espace, limiter la végétation spontanée en utilisant par exemple des paillages organiques (tonte de gazon, copeaux de bois) ou des plantes couvre sols (exemple : lierre), notamment au niveau des massifs arbustifs, pieds d’arbres isolés ou flancs de fossés. Ces techniques permettent d’allier intérêts agronomiques (maîtrise du développement de la végétation spontanée) et environnementaux à des préoccupations esthétiques.



On citera à titre d’exemple plusieurs villes et villages n’utilisant plus de pesticides : Rennes (210 500 habitants), Boigny sur Bionne (1 888 habitants), Bucy saint Liphard (217 habitants), Mardié (2550 habitants), Olivet (20 736 habitants), Saint Hilaire St Mesmin 2 353 habitants, Saint Jean de la Ruelle (16 161 habitants), Saint Pryvé St Mesmin (5699 habitants), Semoy (2 928 habitants). A quand la première commune en Indre et Loire ?
Par SAVI - Publié dans : entretien de cours d'eau
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